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Les
engagements de l'A.R.S.E.A.A..
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Les principales orientations techniques.
1.1.
Développer la prévention.
La prévention primaire [1]
se définit comme une action à entreprendre dans
le cadre de vie habituel (le tissu familial, lenvironnement
social), en vue de prévenir un risque en matière
de santé publique, de santé mentale ou d'exclusion
sociale. Les missions de prévention sinscrivent
donc dans un cadre dintérêt général
et dutilité sociale.
Le système français a plutôt choisi d'édifier
des institutions, des établissements, privilégiant
ainsi un secteur "établi".
l'A.R.S.E.A.A. sinscrit dans cette orientation, en se
dotant de quelques expériences
originales et innovantes comme : « Circuit Jeunes
», « la Boutique Psy », « l'Antenne
Bagatelle », le travail avec la Halte-Garderie de Portet,
avec la CLISS de Muret etc
etc..
Elles doivent pouvoir faciliter laccès aux réponses
les mieux adaptées aux problèmes posés,
en renforçant la coordination et la complémentarité
des compétences associatives (soutien social, éducatif,
thérapeutique et pédagogique,
) et louverture
des services.
Elles nécessitent des actions conduites en partenariat
avec les acteurs locaux, (Éducation Nationale, D.S.D.,
Justice, Politique de la Ville, tissu associatif,
).
Les principaux problèmes posés sont les suivants.
- Pour le stade « Petite Enfance »
: la parentalité et
ses difficultés (carences de soins précoces,
atteintes directes à lintégrité
physique et psychique, violences, maltraitances multiples,
fragilités, précarité ,
) doit faire
lobjet dun effort particulier mais soutenu dinformation
et de sensibilisation systématique, notamment sur les
répercussions des traumatismes vécus, dans ces
situations, par les jeunes enfants - de plus en plus jeunes
dailleurs .
- Pour la période « Adolescence
», lintervention concerne plus directement
la déliaison sociale qui se traduit par des comportements
de rejet social, voire de violence, dinhibitions par
rapport aux apprentissages, de conduite déchec
ou dévitement, et est facteur de risque vers
lexclusion, la toxicomanie, le SIDA et autres maladies.
- En ce qui concerne lâge «
Adulte », la prévention de lexclusion,
la marginalisation, linstallation de déficiences,
dépendent du degré des difficultés. Il
sagit de maintenir et faciliter les conditions dinsertion,
daider à lorganisation du travail, des
occupations et des loisirs, en favorisant la construction
de projets personnels. La prévention du vieillissement,
dont on sait quil accélère souvent les
processus de déficience et les difficultés,
est primordiale.
Les mutations de la société fragilisent le lien
social et induisent des dérèglements qui sollicitent
de manière privilégiée les actions de
prévention et danticipation.
Les observations conduites dans les équipes CMPP-Prévention
confirment clairement que les questions de santé psychique
et les questions sociales sont étroitement mêlées
et interfèrent réciproquement. Cest pourquoi
les adultes et les enfants qui sadressent à lAssociation
doivent être considérés de manière
globale et non symptomatique avec une approche qui intègre
les caractéristiques de leur environnement et de leur
espace culturel.
Dune manière plus générale il importe
de mieux identifier, connaître
et comprendre les faits sociaux pour construire
des outils danalyse mieux adaptés aux
références multiples, (démographie, économie,
anthropologie, éthologie, sociologie
).
A cet égard, la mise en place au niveau de l'Association
dun « Observatoire des questions et des pratiques
sociales » dans une logique de vie citoyenne trouverait
toute sa pertinence. En outre, il pourrait de surcroît
semparer des problématiques interpellant l'Éthique
Associative, en améliorant ou renforçant par
là même la prise en compte du respect de la personne
dans le fonctionnement des dispositifs institués, et
vérifier ainsi la mise en acte réelle des options
(voir plus haut, &2 et &3 de « Les questions
de société et les principes daction
»). .
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